| COTEXTE ET CITATION: |
Laïnc ac un porter mal [e] enreu,
Faus crestian, felun plus d’un judeu,
E gardet l’une porte e[n] l’at en feu.
Autre vez l’ot traïde, el e li seu.
Tramet sovent message, sembla[n]t romeu,
Del rei la porte aver paraule e breu,
Per quei trast son seinor e perdet Deu.
Or il y avait dans Roussillon, un portier, homme endurci dans le mal, un mauvais chrétien plus traître qu’un juif : il était commis à la garde d’une des portes de la ville, et il l’avait déjà livrée, autrefois, avec la complicité des siens. A plusieurs reprises, il dépêcha au roi un messager, déguisé en pèlerin, promettant de lui ouvrir la porte et s’y engageant même par écrit. C’est ainsi que, trahissant son seigneur, il perdit sa part de paradis. |