| COTEXTE ET CITATION: |
Quant il oït plorer l’enfant,
n’est merveille, poor ot grant.
Contre mont la chaisne avisa,
l’enfant qui pendeit esguarda
et vit ceo que enfant esteit :
merveilla sei qu’illoec pendeit.
Traist s’espee, sil despendit,
en son mantel le recoillit :
molt le vit beel de son aé.
As veneors s’en est torné
et moustra lour sa troveüre
qu’aveit trové par aventure.
Tout li loent qu’il l’en portast,
bien le norrist et enseignast.
Quand il entendit pleurer l’enfant, il eut grand’peur, ce n’est pas étonnant. Il regarda en haut du chêne, aperçut l’enfant qui était suspendu et vit que c’était un enfant : il s’étonna qu’on l’eût suspendu là. Il tira son épée, le détacha et le recueillit dans son manteau : il vit qu’il était très beau pour son âge. Il retourna auprès des chasseurs et leur montra la trouvaille qu’il avait faite par hasard. Tous lui conseillent de l’emporter, de bien l’élever et de l’éduquer. |