| OCCURRENCE: | 306006 accreditee |
| CONTEXTE: | Briséida a fini par s'abandonner à l'amour qu'elle éprouve pour Diomède, oubliant celui qu'elle a partagé avec Troîlus. |
| COTEXTE ET CITATION: | Ja est tochee de la veine Dont les autres font les forfeiz, Qui sovent sunt diz et retreiz. Des or puet saveir Troïlus Que mar s’atendra a li plus. Devers li est l’amors quassee, Qui molt fu puis cher cumparee. La voici désormais atteinte, comme les autres, de ce trait qui incite à faire toutes ces trahisons qui font la matière de tant de récits. Troïlus peut bien être sûr désormais qu’il l’aime en vain ! Elle, elle a brisé leur amour, cet amour qui par la suite, fut si cher payé. |
| NOTES: | P. 336, v. 15180-86. Voir p. 460, v. 20229-20274 : Briséida a conscience que sa réputation va souffrir de sa trahison à l'égard de Troïlus. |
| SOURCE: | BENOÎT DE SAINTE-MAURE, Le Roman de Troie. Paris: Lettres Gothiques, 1998. |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 200052 accreditee |
| CONTEXTE: | Perceval apprend par sa cousine les raisons de l'infirmité du Roi Pêcheur chez qui il vient de passer la nuit. Comme pour son père, la blessure aux hanches a entraîné la stérilité de la terre : voir à ce sujet les vers 3520-3528. |
| COTEXTE ET CITATION: | Rois est-il, bien lo vos os dire, Mais il fu en une bataille Navrez et mehaigniez sanz faille Si que puis aidier ne se pot. <citation>Si fu navrez d'un javelot Parmi les anches amedeuz, S'en est encore si engoiseus Qu'il ne puet sor cheval monter.citation> Il est roi, je peux bien vous le dire, mais il a été, au cours d'une bataille, blessé et vraiment mutilé à tel point qu'il ne peut plus se soutenir par lui-même. C'est un javelot qui l'a blessé entre les deux hanches. Il en ressent encore une telle souffrance qu'il ne peut monter a cheval. |
| NOTES: | vv 3446-3453. |
| SOURCE: | Anonyme, Orson de Beauvais. . |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 200211 accreditee |
| CONTEXTE: | Lors fu li chevaliers iriez, La lance a en .ii. poinz levee Et si l'en done grant colee Par les espaules en travers Par la on n'estoit pas li fers, Qu'il lo fist enbronchier aval Jusque sor lo col do cheval. Et li vallez s'est correciez Quant il santi qu'i[l] fu bleciez De la colee qu'il ot prise. A l'oil au mielz qu'il puet l'avise Et laise aler lo javelot. Le chevalier a, cette fois, perdu son calme, à deux mains il brandit sa lance et lui assène un grand coup par le travers des épaules, avec la partie où il n'était pas le fer. Il lui a fait courber la tête jusqu'à l'encolure de son cheval. Le jeune homme s'est pris de colère à sentir la blessure du coup qu'il a reçu. Il le vise à l'oeil, du mieux qu'il peut, et laisse partir son javelot. |
| COTEXTE ET CITATION: | A la sortie de la cour d'Arthur, Perceval rencontre le chevalier vermeil et provoque sa colère en lui demandant de lui donner ses armes. |
| NOTES: | P. 96-97, vv. 1058-1069. |
| SOURCE: | Anonyme, Orson de Beauvais. . |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 305448 accreditee |
| CONTEXTE: | Un chevalier apparaît à Amadas écroulé de douleur au pied du tombeau d’Ydoine. Il lui révèle qu’il ne s’agit que d’une fausse mort induite par l’anneau magique qui a été mis à son doigt à la place de l’anneau donné par Amadas. |
| COTEXTE ET CITATION: | Quant m’en parti, si li sachai L’anel dou doi dont ains vous dis. Un autre anel faé li mis Ou petit doit qui d’or fin fu Et si par a si grant vertu Que nus hom ne le puet veoir ; Et si vous di encor pour voir, Qu’il a si grant vertu en soi Que ja nus ne l’avra ou doi Que il ne muire sans resort Maintenant d’une fainte mort, Mais de droite mort n’est ce mie. Lorsque je me séparai d’elle, je lui arrachai du doigt l’anneau dont je vous ai parlé tantôt. Et je lui passai au petit doigt un autre anneau magique en or pur qui est doué d’un pouvoir si extraordinaire que personne ne peut le voir ; et je peux encore vous dire qu’en vérité il a en lui une telle vertu que jamais personne ne l’aura à son doigt sans mourir irrémédiablement sur l’heure d’une fausse mort mais non d’une mort véritable. |
| NOTES: | P. 237, v. 6404-6415 ; trad. p. 94. Voir page 241 et 96 où Amadas retire l’anneau enchanté du doigt d’Ydoine et la ramène à la vie. |
| SOURCE: | Anonyme, Amadas et Ydoine. Champion, éd. John R. Reinhard: Paris, 1974.Les traductions sont celles de Jean-Claude Aubailly, Paris, Champion, 1986. |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 305468 accreditee |
| CONTEXTE: | La vieille voisine de Paridès inquiète de l’état dans lequel le met sa passion pour l’impératrice s’offre comme entremetteuse |
| COTEXTE ET CITATION: | Li vielle prent a souhaidier qu’ele puist celui bien audier. Aidier il puet bonimement. |
| NOTES: | P. 130, v. 4211-4213. |
| SOURCE: | Gautier d"Arras, Eracle. Paris: H. Champion, 1976. |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 305475 accreditee |
| CONTEXTE: | La reine trouve une solution pour séparer les amants Floire et Blanchefleur et éviter la mésalliance de leur fils avec la fille d’une captive. |
| COTEXTE ET CITATION: | Sire, fait ele, envoions Floire, nostre fil, aprendre a Montoire. Lie en ert molt dame Sebile, ma suer, quist dame de sa vile. Des qu’ele l’ocoison savra, s’el puet, oblier li fera la crestiiene Blanceflor par le confort d’une autre amor. |
| NOTES: | P. 27, v. 321-328. |
| SOURCE: | Anonyme, Floire et Blanchefleur. Jean-Luc Leclanche, Champion: Paris, 1980. |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 305486 accreditee |
| CONTEXTE: | Test de virginité que fait passer l’amiral de Babylone aux jeunes filles de son harem. celle qui échoue est jetée à l’eau. |
| COTEXTE ET CITATION: | Quant li amirals veut coisir, ses puceles i fait venir au ruissel de la fontenele dont de fin or est la gravele ; quant passer doivent le canal qui fais est d’or et de cristal, outre en vont ordeneement et il au passer molt entent et a sa gent i fait entendre. Grant merveille i puet on aprendre, car quant il i passe pucele, lors est li eve clere et bele ; au trespasser de feme eüe l’eve en est lués tote meüe. |
| NOTES: | P. 72, v. 2059-2072. |
| SOURCE: | Anonyme, Floire et Blanchefleur. Jean-Luc Leclanche, Champion: Paris, 1980. |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 305523 accreditee |
| CONTEXTE: | Alexis qui a donné tous ses biens aux pauvres, en est réduit à mendier parmi eux. |
| COTEXTE ET CITATION: | Quant sun aver lur ad tot departit, Entra les povres se sist danz Alexis, Reçut l’almosne quant Deus la li tramist : Tant an retint dunt ses cors puet guarir, Se lui’n remaint, sil rent as poverins. |
| NOTES: | P. 170, v. 96-100. |
| SOURCE: | Anonyme, Vie de saint Alexis. Genève: Droz, 2000.Édition de Maurizio Perugi. |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 305713 accreditee |
| CONTEXTE: | Perceval voit arriver une dame éplorée sur une mule, se plaignant d’avoir été trahie par celui qui prétendait l’aimer. Elle explique qu’elle n’a pas pu trouver celui qu’elle cherche, un chevalier qui l’a requise d’amour si bien qu’elle lui a cédé. Il lui avait promit de l’épouser le lendemain et elle se livra à lui dans la nuit. Ce fut une erreur. En effet, il ne s’acquitta pas de sa promesse. |
| COTEXTE ET CITATION: | Li fols, plains de desloiauté, Me fïancha lués de sa main Qu’il m’espouseroit l’endemain. Sor sa fïance l’en creï Et il a moi tant acreï Qu’il prist cele nuit tant del mien Qu’il ne me puet rendre por rien. Son bon fis, si fis que fole, C’onques fïance ne parole N’en regarda, se Dieus me salt. |
| NOTES: | P. 56, v. 1782-1791. |
| SOURCE: | Gerbert de Montreuil, La continuation de Perceval. Paris: Champion, 1922.Édition de Mary Williams |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 305911 accreditee |
| CONTEXTE: | Quoique disent les médisants jaloux de son savoir-faire, le narrateur ne racontera pas une histoire de la Table Ronde. |
| COTEXTE ET CITATION: | Que je dirai, mais bien lor poist, Tant com jou puis et il me loist, Un conte biel et delitable. N’est pas de la Reonde Table, Dou roi Artu ne de ses gens ; Et s’est li contes biaus et gens, Que je vous voel dire et conter, Car on i puet lire et chanter ; Et si est si bien acordans Li cans au dit, les entendans En trai a garant que di voir. |
| NOTES: | Page 4, v. 31-41. |
| SOURCE: | Gerbert de Montreuil, Roman de la Violette. Paris: H.Champion, 1928.Edition Douglas Labaree Buffum |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 305918 accreditee |
| CONTEXTE: | Euriaut fuit parce qu'elle a été accusée faussement de n'avoir pas été fidèle à Gérard. Celui-ci part àè sa recherche avec l'intention de révéler la vérité et de faire punir le coupable. |
| COTEXTE ET CITATION: | Mais de chou fu molt esbahis Que il ne set en quel païs S'amie querre ne cerkier. Molt bien poroit de l'eskiekier Les poins de sa dolour doubler. D'ire et de duel prist a trambler, Lisïart manache forment Et dist s'encore ne li vent Sa trahison et son renart, Fel soit li rois, se il ne l'art. Se il puet s'amie trouver, Cors a cors li volra prouver K'il a erré comme trahitres. |
| NOTES: | Pages 63-64, v. 1499-1511. |
| SOURCE: | Gerbert de Montreuil, Roman de la Violette. Paris: H.Champion, 1928.Edition Douglas Labaree Buffum |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 306072 accreditee |
| CONTEXTE: | Chrétien de Troyes rend hommage à son dédicataire dans le prologue du Conte du Graal. |
| COTEXTE ET CITATION: | Chrestiens semme et fait semence D’un romans que il encomence, Et il seme en si bon leu Qu’il ne puet estre sanz grant preu, Qu’il le fait por le plus preudome Qui soit en l’empire de Rome. C’est li quens Phelipes de Flandres, Qui valt mix ne fist Alixandres, Cil que l’en dist qui fu si buens. Chrétien sème et fait semence d’un roman qu’il commence et il le sème en si bon lieu qu’il ne peut être sans grand profit. Il le fait pour le meilleur homme qui soit dans l’empire de Rome, c’est le comte Philippe de Flandres, qui vaut mieux que ne fit Alexandre, lui dont on dit qu’il eut tant de valeur. |
| NOTES: | Vers 5-13. |
| SOURCE: | Chrétien de Troyes, Le Conte du Graal. Genève: Droz, 1959.Édition William Roach |
| CHERCHEUR/E: | BENOIT, Jean-Louis |
| OCCURRENCE: | 306073 accreditee |
| CONTEXTE: | Chrétien de Troyes répond à la demande de sa dédicataire en écrivant Le chevalier de la charrette. |
| COTEXTE ET CITATION: | Puis que ma dame de Chanpaigne Vialt que romans a feire anpraigne, Je l’anprendrai molt volentiers Come cil qui est suens antiers De qanqu’il puet el monde feire Sanz rien de losange avant treire. Puisque ma dame de Champagne veut que j’entreprenne un récit en français, c’est donc bien volontiers que je vais me lancer dans cette entreprise, en homme qui lui est totalement dévoué en tout ce qu’il fait en ce monde, et je le ferai sans chercher à y glisser la moindre flatterie. |
| NOTES: | Vers 1-7. |
| SOURCE: | CHRÉTIEN DE TROYES, Le chevalier de la charrette. Paris: Livre de Poche. Lettres gothiques, 1992.Édition et traduction Charles Méla |
| CHERCHEUR/E: | BENOIT, Jean-Louis |
| OCCURRENCE: | 306078 accreditee |
| CONTEXTE: | Trubert, qui vient de berner le duc et la duchesse de Bourgogne, se déguise en charpentier pour les tromper à nouveau. Après l'avoir trompé à plusieurs reprises, il se déguise en médecin pour continuer ses mauvais coups. |
| COTEXTE ET CITATION: |
Prant doloëre et besagüe et coigniee et hache esmolue et s'atorne de quanqu'il puet de ce qu'a charpentier estuet. […] Com mires atorner se velt. D'une jaune herbe a teint son vis et sa gorge et ses meins ausi. Tant s'est desfiguré Trubert nus hom ne set dire en apert que ce fust il quant ce ot fet. |
| NOTES: | P. 16, v. 437-440. |
| SOURCE: | Douin de Lavesne, Trubert. Paris/Genève: Droz, 1974.Édition G. Raynaud de Lage, Manuscrit BnF fr. 2188 |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 306081 accreditee |
| CONTEXTE: | Trubert, qui a dupé le duc et la duchesse de Bourgogne à plusieurs reprises, s'est fait passer pour sa soeur et partage le lit de leur fille qui prendra du plaisir avec lui et en aura un enfant. Il mettra la mésaventure au compte d'un ange, qui sous la forme d'une colombe leur rend visite au lit toutes les nuits. |
| COTEXTE ET CITATION: | Roseite la tient enbracie, n'i entent point de vilenie, ainçois le fet par grant chierté et par sa deboneireté ; quanqu'elle puet, li fait solaz et Trubert gist entre ses braz ; n'en puet mes se le vit li tent. […] Par foi, dame, toute nuit vient a nostre lit uns colons blans ; il m’est avis, et bien le pans, que ce soit un angre enpanez. |
| NOTES: | P. 83, v. 2477-2483 ; 2586-2589. |
| SOURCE: | Douin de Lavesne, Trubert. Paris/Genève: Droz, 1974.Édition G. Raynaud de Lage, Manuscrit BnF fr. 2188 |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |
| OCCURRENCE: | 306082 accreditee |
| CONTEXTE: | Le duc fait chercher un médecin à Montpellier pour qu'il le guérisse des blessures subies de la part de Trubert. Ce dernier, qui veut encore lui jouer un tour, se déguise en médecin et lui propose ses services sans être reconnu. |
| COTEXTE ET CITATION: | Il prent un sac lonc et estroit : aucune foiz veü avoit mires qui iteus les portoient, qui leur boites dedanz metoient. Boites i metra il s’il puet ; com mires atorner se velt. D’une jaune herbe a teint son vis et sa gorge et ses meins ausi. Tant s’est desfiguré Trubert nus hom ne set dire en apert que ce fust il quant ce ot fet. Que vos feroie je lonc plet ? Merveilles s’est biens desguisez. |
| NOTES: | Page 37, v. 1069-1081. |
| SOURCE: | Douin de Lavesne, Trubert. Paris/Genève: Droz, 1974.Édition G. Raynaud de Lage, Manuscrit BnF fr. 2188 |
| CHERCHEUR/E: | Jeay M. |