| COTEXTE ET CITATION: |
Mes n’i menrons cheval ne palefroi
Ne blanc hauberc ne hiaume d’Aminoi[s]
N’escu ne lance n’espié poitevinois,
Mes esclavines com chetis tapinois.
[…] Arrement fist tribler en un mortier
Et autres herbes que connoissoit le ber,
Et Gilebert, qui ne l’ose lessier ;
Lor cors en taignent et devant et derrier
Et les visages, la poitrine et les piez :
Tres bien resemblent deable et aversier.
Mais nous n’y emmènerons ne cheval de bataille ni palefroi, ni blanc haubert ni heaume d’Amiénois, ni écu ni lance, ni épieu poitevin, Mais simplement des pèlerines, comme de pauvres diables déguisés. […] Il fit broyer dans un mortier de l’encre ainsi que des herbes que le baron connaissait, avec l’aide de Gilbert qui n’osait l’abandonner, Ils s’en enduisent le corps tout entier, le visage, la poitrine et les pieds : ils ressemblent parfaitement à un diable et à un démon.
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